Ce que pensent les vendeurs… et ce que pensent les pros


erreurs vendeurs

Dans mon quotidien de mandataire immobilier à Paris 17, je rencontre beaucoup de vendeurs de bonne foi, très investis dans leur projet, mais souvent guidés par des croyances largement répandues. Elles semblent logiques, mais sont rarement alignées avec la réalité du terrain.

De l’estimation au choix du mandat, en passant par la fausse liberté du PAP, voici 11 situations concrètes où la vision du vendeur diffère de celle du professionnel. Et ce que ça change dans la vente, le prix, les délais, la sérénité.

🔍 Les 11 croyances vendeurs vs pensée du pro

1. « Plus d’agences, plus de chances de vendre »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Si je confie mon bien à plusieurs agences, il sera visible partout, je multiplierai les contacts et donc les opportunités. »

🎯 Ce que pense le pro :
« En réalité, plus il y a d’intermédiaires, plus l’image de votre bien se brouille. Je le vois souvent : les acheteurs repèrent les doublons, les écarts de prix ou les annonces contradictoires, et ça les fait douter. Ils attendent une baisse ou passent à autre chose. Ce n’est pas qu’un ressenti : les statistiques le confirment. Un bien en exclusivité se vend en moyenne deux fois plus vite qu’en mandat simple, et suscite 30 % de confiance en plus chez les acheteurs. »

2. « En vendant moi-même, j’économise les frais d’agence »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Pourquoi payer une commission alors que je peux vendre en direct ? »

🎯 Ce que pense le pro :
« C’est une question légitime, mais en pratique, les acheteurs en vente directe demandent presque toujours une remise, justement parce qu’ils savent qu’il n’y a pas de frais d’agence. Résultat : vous vendez moins cher que si vous étiez accompagné. Ce n’est pas une opinion, c’est une réalité mesurée : les biens vendus avec un pro se négocient en moyenne 5 à 8 % plus chers en net vendeur. Et cette différence couvre largement la commission. »

3. « Je veux que mon bien soit vu partout »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Plus mon bien est visible, plus j’ai de chances de trouver un acheteur. »

🎯 Ce que pense le pro :
« C’est tentant, mais la visibilité brute n’est pas toujours un avantage. Un bien trop exposé avec des présentations incohérentes finit par paraître suspect. J’ai vu des acheteurs hésiter juste parce qu’un bien apparaissait trois fois avec trois prix différents. C’est contre-productif. Et on sait qu’un bien trop diffusé perd jusqu’à 40 % de crédibilité. L’exclusivité, elle, permet de contrôler le message et de créer une vraie stratégie de positionnement. »

4. « Je suis la mieux placée pour vendre mon bien »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Je connais mon appartement par cœur, je suis donc la plus crédible pour le présenter. »

🎯 Ce que pense le pro :
« Vous connaissez votre bien, mais moi je connais l’acheteur. Et je sais comment il raisonne. Trop d’émotion ou de subjectivité dans la présentation crée parfois un malaise. La vente directe génère souvent des incompréhensions ou des blocages… ce qui explique que près d’un tiers des ventes entre particuliers échouent ou n’aboutissent pas. Mon rôle, c’est justement d’être ce filtre professionnel et rassurant qui facilite la décision. »

5. « Je veux garder le contrôle de ma vente »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Si je fais appel à un seul agent ou que je signe un mandat exclusif, je perds la main. »

🎯 Ce que pense le pro :
« Je comprends cette crainte, mais c’est l’inverse qui se produit : le mandat exclusif vous donne plus de visibilité sur ce qui se passe, avec un seul interlocuteur responsable. Vous gardez la décision finale, mais je m’occupe de tout ce qui est technique, juridique et stratégique. Et ça change tout : les ventes accompagnées par un pro aboutissent dans plus de 80 % des cas, contre moins de 50 % en PAP. L’organisation fait la différence. »

6. « Je l’ai déjà fait seul, je peux recommencer »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« J’ai déjà vendu un appartement moi-même il y a quelques années, donc je peux recommencer. »

🎯 Ce que pense le pro :
« Oui, mais l’immobilier d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui d’il y a 5 ou 10 ans. Le DPE, la loi Climat, les taux bancaires, les diagnostics obligatoires, les règles de financement… tout a changé. En 2024, près d’un dossier sur deux est refusé par les banques au premier passage faute de préparation. Mon rôle, c’est d’anticiper ces obstacles, de présenter un dossier solide, et d’aller jusqu’au bout avec des acheteurs vraiment prêts. »

7. « Je vais le mettre en mandat simple, comme ça tous les pros seront en concurrence »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Si je mets mon bien en mandat simple dans plusieurs agences, ça les mettra en concurrence. Ils se battront pour le vendre vite, je garde la main, et j’optimise mes chances. »

🎯 Ce que pense le pro :
« En fait, quand un vendeur me propose un mandat simple, je me dis souvent : il n’est pas encore vraiment engagé, il teste le marché, il garde un plan B. Et moi, je dois investir du temps, des outils, du marketing… sans savoir si je serai celle qui finalisera la vente.

Et ce n’est pas qu’un ressenti : on sait que seulement 13 % des ventes en mandat simple sont conclues par l’agent qui a réalisé la première visite. Cela veut dire qu’en mandat simple, la majorité des pros travaillent… pour les autres.

Imaginez un photographe de mariage qui organise les prises de vue, la lumière, la mise en scène… et au moment de la photo officielle, c’est quelqu’un d’autre qui appuie sur le bouton et encaisse. Combien de fois va-t-il recommencer ? Pas longtemps. C’est pareil en immobilier.

Un pro motivé par un mandat exclusif va tout donner. En mandat simple, il hésite. Et ça se sent dans le résultat. »

8. « Je vais le mettre un peu au-dessus, pour garder une marge de négociation »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Je le mets 10 % plus cher, comme ça j’ai de la marge. Si quelqu’un est vraiment intéressé, il fera une offre. »

🎯 Ce que pense le pro :
« C’est un classique, mais aujourd’hui, ça ne fonctionne plus. Les acheteurs sont ultra connectés et comparent les prix en temps réel. Un bien affiché trop haut n’attire même pas de visites. Il ne se négocie pas : il est ignoré.
Et je le constate tous les mois dans mes estimations : un bien surestimé perd jusqu’à 90 % de visibilité dans les 15 premiers jours. Et au final, il finit souvent par subir une décote de 6 à 10 % au moment de la revente. Vouloir ménager une marge, c’est souvent perdre le bon acheteur. »

9. « Je préfère signer un mandat court, au cas où »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Je vais signer un mandat de 1 mois, comme ça je reste libre et je garde le contrôle. »

🎯 Ce que pense le pro :
« Je comprends la prudence, mais un mois, c’est à peine le temps de lancer une stratégie sérieuse. Entre les photos, la mise en ligne, les premières visites, les retours… le moteur commence à tourner quand le mandat se termine.
Les statistiques sont claires : 70 % des ventes en exclusivité se concluent entre 30 et 90 jours. Un mandat ultra court, c’est comme demander à un chef de préparer un plat gastronomique… avec un minuteur de 5 minutes. »

10. « Je veux faire moi-même les visites, c’est plus simple »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Je suis dispo, je connais bien mon bien, je peux gérer les visites directement. »

🎯 Ce que pense le pro :
« En pratique, ce n’est pas si simple. Un acheteur se livre moins facilement quand il est face au propriétaire. Il n’ose pas poser les vraies questions, il ne critique pas, il ne se projette pas vraiment.
Et c’est confirmé par les chiffres : près de 40 % des acheteurs en PAP se disent mal à l’aise ou gênés pendant une visite avec le propriétaire. Mon rôle, c’est de créer un espace neutre, rassurant, pour qu’ils puissent se projeter… et se décider. »

11. « Je ferai les diagnostics plus tard, une fois que j’ai un acheteur »

🧠 Ce que pense le vendeur :
« Autant attendre d’avoir une offre avant de dépenser pour les diagnostics. »

🎯 Ce que pense le pro :
« C’est risqué. Sans DPE, votre annonce n’est même pas publiable sur la majorité des portails. Et si un souci ressort au dernier moment, la vente peut capoter ou être retardée.
Je le vois trop souvent : près d’1 vente sur 3 est ralentie ou bloquée à cause d’un diagnostic manquant ou incomplet. Mieux vaut anticiper, clarifier les points sensibles, et présenter un dossier propre dès le départ. C’est une preuve de sérieux… et un vrai levier de négociation. »

Conclusion

Vendre, ce n’est pas tester. C’est anticiper, s’organiser, et faire équipe. Vous connaissez votre bien, je connais le marché. Ensemble, on vend vite, bien, et sûrement.

Cecile SOW Signature

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